Retour sur… mon petit Tour de France 2019!

Cette année, comme quasiment chaque année depuis 2013, je suis parti à vélo pour une petite virée estivale. Voici quelques lignes sur ce voyage, au hasard des souvenirs.

La trace GPS officiel du Tour de France!

« Tour de France » ou « Tour en France »

Alors oui, Tour de France cela fait un peu présomptueux et on s’attend plus à une trace qui longe les frontières et les côtes qu’à une patatoïde au milieu de nulle part. Pour autant, fort de ses 1850 km, mon voyage peut mériter son titre de « Petit » Tour de France quand le « vrai » Tour parcourt environ 3500 km. Mais pourquoi cet itinéraire?

Premier paramètre, je voulais rouler sur l’Eurovélo6 en direction de l’Est comme j’avais déjà fait à deux reprises la portion Nevers – St Brevin les Pins (autrement dit la Loire à Vélo). Ayant de la Famille dans le Territoire de Belfort (9-0 représente!), cela donnait l’occasion de lier l’agréable à… l’agréable! Un intérêt des véloroutes est que les camping ont des « petits plus » pour les cyclos, comme par exemple des tables/chaises sur les emplacements pour pouvoir manger et poser son postérieur autre part que sur une selle (un plaisir non dissimulable!).

Deuxième paramètre, j’étais attendu à mi-vacances vers Clermont-Ferrand puis en Corrèze, ce qui explique ce « 8 » difforme. Ce parcours un peu bizarre a permis de varier réellement la topologie : plutôt plat sur la première boucle, plutôt pas du tout plat sur la deuxième. En plus, la canicule s’est invitée sur la partie Corrère-Cantal donc on peut dire que c’était au bon moment.

Enfin troisième paramètre et pas des moindres, il fallait faire rentrer tout cela dans 3 semaines de congés! C’est là où mon organisation à toute épreuve et mon sens de l’orientation inégalé (!) ont été compensés par mes jambes et ma détermination, qui ne me lâchent jamais. Autrement dit quand tu t’es un peu paumé et qu’il faut rattraper le temps perdu, c’est dans la tête et les jambes que ça se passe 🙂

Un coup de pompe? Sur l’Eurovélo6 (près de Besançon), c’est permis!

Des galères? Non des expériences!

Quand on choisit le voyage itinérant à vélo, on sait que l’on s’expose à quelques « surprises » : casse matériel, bobo, météo, rencontres impromptues… Au cours de mes précédents périples, j’ai pu en vivre un échantillon : divers problèmes mécaniques (de la simple crevaison à la casse du boîtier de pédalier, en passant par l’arrachage de chaîne (en tandem!) ou le pétage de rayon en bonne et due forme), un duel avec deux chiens errants dont je me suis sorti miraculeusement etc etc.

Alors quoi de neuf cette année? Eh bien à part une première étape épique, pas grand chose, comme sur des rou(lett)es! La première journée était donc une course-poursuite avec les orages (violents) qui s’est finie par un orage de grêle sous la tente en pleine nuit. D’ailleurs sur le moment, alors que je courais pieds nus dans 10cm de grêlons pour me mettre à l’abri, dans ma tête les vacances étaient déjà finies… Mais non ma vieille tente, plus rafistolée qu’une chambre à air des années 60, a à peu près tenu sous le déchaînement des éléments.

La première journée épique : cache-cache avec les orages!

Ma façon de voyager à vélo

Ce que j’aime dans le voyage à vélo, c’est la liberté. Ainsi pour moi, point de GPS qui me guide à chaque tour de roues! Les étapes sont faites au jour le jour avec des cartes IGN. J’aime m’orienter, tenter des chemins ou des routes, me perdre (dans la limite du raisonnable), car comme écrit plus haut la détermination et les mollets sont là pour rattraper les joyeux errements de la journée.

Un petit bout de « Loire à Vélo » : échange standard?

Un voyage = des rencontres

Le dénominateur commun de toutes mes vacances à vélo reste les rencontres et la bienveillance générale à mon égard. Cela va des petits encouragements (ah le fameux pouce en l’air qui sort des voitures qui vous dépassent ou qui vient des cyclistes que vous croisez!) à l’aide matériel (abris, mobilier de camping, nourriture) : toutes les attentions font évidemment très chaud au cœur!

La Haute-Marne et le Nord de la Côte d’Or en été : du jaune et du bleu. Allez l’ASM!

Vrac de souvenirs

Si je devais résumer ce 3 semaines en 4 points, j’écrirais cela :

  • L’Eurovélo6 coté Est c’est joli et sympa en particulier la vallée du Doubs mais moins classe que la Loire à Vélo et plus monotone
  • La Haute-Marne en période de moissons c’est du jaune et du bleu. Pour un Clermontois (d’adoption) on se sent plutôt bien même si c’est trèèèèès monotone.
  • La Bourgogne m’a agréablement surpris : des villages pittoresques (Noyers, Châtillon sur Seine, Clamecy), le PNR du Morvan vallonné et jalonné de jolis coins.
  • La Corrèze et le Cantal pendant une canicule : attention aux coups de chauds car il y a du pourcentage!

A vous de partir!

Peu importe la méthode, je ne peux qu’encourager à s’essayer à l’itinérance cycliste. A moins vraiment de vivre galères sur galères (on a dit expériences!), vous ne serez pas déçus! Quelques préparatifs et quelques points clés sont nécessaires (par exemple, il faut avoir un vélo c’est mieux :)) mais c’est à la portée de tout le monde. Dans un prochain article je détaillerai les « trucs et astuces » du bon voyageur à vélo.

Le Cantal, c’est beau et c’est haut!

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